Livre photo : Physical Graffiti - Édition Deluxe remasterisée (3 Vinyles) Led Zeppelin
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Détail sur le produit
Physical Graffiti - Édition Deluxe remasterisée (3 Vinyles)

Physical Graffiti - Édition Deluxe remasterisée (3 Vinyles)
Led Zeppelin

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Description du produit

DELUXE EDITION : 3LP set, on 180-gram vinyl. Remastered in 2015! Epic 1975 album, reissued with 7 BONUS tracks of alternate mixes and rarities. Includes "Kashmir" and "Black Country Woman".

Liste des titres

Disque 1:

  1. Custard Pie
  2. The Rover
  3. In My Time Of Dying
  4. Houses Of The Holy
  5. Trampled Under Foot
  6. Kashmir

Disque 2:

  1. In The Light
  2. Bron - Yr
  3. Down By The Seaside
  4. Ten Years Gone
  5. Night Flight
  6. The Wanton Song
  7. Boogie With Stu
  8. Black Country Woman
  9. Sick Again

Disque 3:

  1. Brandy & Coke (Trampled Under Foot - Initial Rough Mix)
  2. Sick Again (Early Version)
  3. In My Time Of Dying (Initial Rough Mix)
  4. Houses Of The Holy (Rough Mix With Overdubs)
  5. Everybody Makes It Through (In The Light Early Version/In Transit)
  6. Boogie With Stu (Sunset Sound Mix)
  7. Driving Through Kashmir (Kashmir Rough Orchestra Mix)

Détail sur le produit

  • Rang parmi les ventes Amazon: #33139 dans Musique
  • Marque: Atlantic
  • Publié le: 2015
  • Sorti le: 2015-02-23
  • Nombre de disques: 3
  • Nombre d'articles: 3
  • Dimensions: 1.00" h x 12.60" l x 12.00" L, 1.40 livres

Fonctions

  • LED ZEPPELIN 3 VINILOS
  • R&P INTERNATIONAL
  • INTERNATIONAL
  • MUSIC

Révisions éditoriales

Critique
En janvier 1974, lorsque Jimmy Page donne rendez-vous à ses trois comparses à Headley Grange (où il a cette fois-ci à sa disposition le studio mobile de Ronnie Lane, bassiste des Faces), Led Zeppelin n'a alors pas enregistré depuis plus d'un an et demi. Robert Plant, qui a entre-temps subi une fâcheuse opération des cordes vocales, ne peut plus atteindre aussi facilement qu'autrefois les aigus et ses collègues doivent s'adapter à cette nouvelle situation. Mais ce qui aurait représenté un obstacle majeur pour n'importe quelle formation se transforme très vite en un défi que le quatuor, qui n'a peur de rien, va relever avec un brio époustouflant.  

Après avoir fait son choix dans les différentes cassettes de démo présentées, chacun y va de ses idées et apports lors de répétitions longues et acharnées. C'est seulement là que le groupe, sûr de ce qu'il va faire, peut enregistrer. Déjà, Plant montre que même avec une voix diminuée, il reste un chanteur qui n'a pas d'égal et qui pousse sur chaque note avec férocité et passion, comme dans « Ten Years Gone », longue ballade tout empreinte de nostalgie. Son ami John Bonham, pas en reste, porte à bout de bras « In My Time of Dying », plus longue chanson dans tout le catalogue de Led Zeppelin, variation sur un traditionnel blues popularisé par Blind Willie Johnson en tant que « Jesus Gonna Make Up My Dying Bed » et dont Bob Dylan avait déjà réalisé une relecture sur son premier album : ici, c'est devenu un monument du hard rock et du riff, quelque chose d'incompréhensible même après des centaines d'écoutes.  

Evidemment, Led Zeppelin ne serait pas non plus Led Zeppelin si plusieurs de ses chansons n'étaient encore chargées de sous-entendus sexuels plus ou moins explicites, ainsi le très funk « Trampled Underfoot » (très marqué par Stevie Wonder), les ravageurs « Custard Pie » et « Sick Again » (sur les groupies mineures) ou le brutal « The Wanton Song ». Logé à la même enseigne que les autres,John Paul Jones a droit à son morceau de bravoure rituel avec l'aventureux « In the Light », que le groupe ne pourra interpréter sur scène en raison de sa complexité. Par ailleurs, un instrumental de toute beauté, « Swan Song », sera laissé de côté et jamais enregistré en studio, n'existant pour la postérité qu'en version de travail piratée.  

Il est indiscutable qu'on a ici un groupe dont les musiciens ont atteint un niveau d'exigence incroyable et surtout une sorte d'alchimie, une complémentarité absolue, qui tourne tout simplement à la fusion. Ils parviennent même au-delà de tout ce qu'ils avaient imaginé avec « Kashmir », inspiré par la musique arabe et dont l'idée était venue à Robert Plant et Jimmy Page lors d'un périple en voiture qu'ils avaient accompli dans le désert marocain. Peut-être encore plus que « Stairway to Heaven », « Kashmir » est le classique absolu du groupe, axé entièrement sur la frappe de John Bonham, avec des arrangements magistraux de John Paul Jones et une rythmique implacable de Page, qui, exceptionnellement, ne s'autorise pas de solo.  

Une fois tout ce beau travail fini, Page, qui n'en est pas peu fier, constate que la somme de matériel qu'il a obtenue est tellement longue qu'elle ne tiendra pas sur un seul disque, mais qu'il n'y en a pas assez non plus pour faire un album double. Avec en tête l'exemple des Rolling Stones et de leur Exile On Main St., il décide alors de fouiller dans ses bandes et d'exploiter des chansons enregistrées lors des séances des précédents albums mais qui étaient restées inédites. Le charmant instrumental « Bron-Yr-Aur », que Page jouait sur scène lors de la tournée américaine du groupe en 1970, date ainsi des séances du troisième album.  

D'autres titres viennent des rebuts d’Houses of the Holy, ainsi la chanson du même nom (indice pour la datation : le grincement du pied de grosse caisse de Bonham), le formidable « The Rover » et le très folk « Black Country Woman », enregistré en extérieur, dans le jardin de la propriété de Stargroves, et alors qu'un avion survole le site ! Retour à Headley Grange mais en 1971 avec le beau « Night Flight » (composé principalement par John Paul Jones) et avec l'amusant « Boogie With Stu », où le groupe jamme avec Ian Stewart, le tour manager et pianiste des Rolling Stones (qui jouait déjà sur « Rock and Roll », sur l’album Led Zeppelin IV), ceci sur un décalque du « Ooh My Head » de Ritchie Valens : pour l'occasion, dans un rare élan de générosité, nos musiciens donnent même crédit non seulement à Ian Stewart mais aussi à la mère de Valens, qui voudra en retour leur intenter un procès! Et dans la foulée, ils osent recaser « Down By the Seaside », une sorte de pastiche de Neil Young par Plant (où celui-ci joue même une partie de guitare) enregistré lui aussi lors des travaux du quatrième album et qui y aurait très difficilement eu sa place.  

A la fin, ce qui aurait pu n'être qu'un patchwork musical bancal et incohérent se révèle un disque d'une richesse inépuisable, foisonnant et soigné dans ses moindres détails, et ce jusque dans la pochette, qui, dix ans plus tard, perd tout à être reproduite au format CD (même en vinyl replica made in Japan).   - Copyright 2016 Music Story

Description du produit
Album original remasterisé sur 2 vinyles plus 1 vinyle compagnon 180 grammes dans un volet comprenant des versions alternatives inédites. Couverture cartonnée.

Biographie de l'artiste
La campagne de rééditions Led Zeppelin se poursuit en 2015 avec la ressortie du double album Physical Graffiti. L’édition Deluxe du sixième album studio du groupe paraîtra 40 ans jour pour jour après la sortie de l’album original, le 24 février 1975. Les rééditions des cinq premiers albums de Led Zeppelin en 2014 ont été un succès commercial avec de nombreuses éditions classées dans les Top 10 du monde entier. Ces rééditions ont également été accueillies avec enthousiasme par les critiques, remportant, entre autres, la récompense de “Réédition de l’année” décernée par le magazine Classic Rock.
Comme c’était déjà le cas pour les précédentes éditions Deluxe, Physical Graffiti a été remasterisé par le guitariste/producteur Jimmy Page et propose un disque « compagnon » comprenant des titres inédits relatifs à l’album original.


Commentaires clients

Commentaires clients les plus utiles

34 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile.
5DOUBLE CHEF D'OEUVRE !
Par Hellblazer
A peine remis des rafales de rayons cosmiques d'un "House of the Holy" parti explorer le multivers musical sans entrave, nous ramassons ce "Physical Graffiti" en pleine poire. D'entrée, l'annonce est claire : retour au (hard) rock, réintégration de la sphère Gibson qui hurle, Plant rauque, rythmique béton. Jouissif ! Le groupe n'ayant pas pu se résoudre à jeter du (bon) matériel, il a préféré proposer un double disque : 15 titres répartis sur 4 faces.

On attaque d'entrée de jeu avec 2 boulets de canon, qui remettent vos pendules à l'heure : Led Zep sait-il encore balancer du gros après l'élargissement musical considérable de "House of the Holy" ? La réponse vous est assénée en double exemplaire sous la forme d'un "Custard Pie" fort, couillu, rapeux, surprenant, qui arrache ! Le clou est définitivement enfoncé avec "The Rover", excellent titre à la construction complexe et extrêmement inspirée. Gros sourire sur votre figure : WOW, ça re-déménage sévère dans les rangs du dirigeable ! Le son est énorme, même 40 ans plus tard... "In my time of Dying" est un joyau blues de 11:08mn (record absolu pour le groupe) qui part en crescendo explosif, executé par un groupe au sommet de sa forme : Plant y développe un feeling à fleur de peau couplé à une voix rugueuse du meilleur effet, et Page se lâche totalement sur des lignes de guitare à pleurer, avec un bottleneck prodigieux et glaçant. Onze minutes plus tard, dur de s'en remettre ! (Rigolo : la toux de Bonham finit le titre, avec les commentaires des copains : on a vraiment l'impression que les morceaux sont joués Live en studio).

La face B démarre avec un "Houses of the Holy" en droite lignée de "Dancing Days" : carré, rythmique, enjoué, il ouvre à merveille le terrain pour un "Trampled Underfoot" que je trouve personnellement jubilatoire : un grand titre du Zep : la recette accoustique/rythmique/joie brute y excelle, et en résulte un morceau qui vous entraine inéxorablement avec lui vers la liesse générale. Très inspiré et superbement construit, il laisse place au dernier titre du 1er disque : "Kashmir". Bon. Qui ne connait pas ce titre dans la classe ? Accusé levez-vous et allez au piquet ! Un seul mot résume cette chanson qui clôture en beauté la 1ère facette d'un album majeur : MO-NU-MEN-TAL ! 9:41mn de bonheur, d'extase, de montée en mysticisme, de frisson, de notes placées avec génie là où il faut, quand il le faut. "Kashmir" est un rouleau-compresseur qui assied pour l'éternité Led Zep sur un trône indéboulonable de seigneur du rock. Explosion finale de la chanson. Il faut aller se coucher, ou alors méditer... un tel déferlement artistique musical ne laisse pas indemne.

Ouf... après une courte pause on attaque le 2e disque. D'entrée de jeu, on a l'impression (qui sera rapidement corrigée !) que celui-ci affiche un caractère plus zen, plus progressif. L'idée est séduisante, voyons voir comment ça continue... "In the Light" nous plonge immédiatement, grâce aux claviers inquiétants de JP Jones, dans une brume celtique baignée de lumière étrange. Très prenante, cette chanson se termine comme elle a commencé, avec une superbe montée au milieu, grâce à l'accoustique de Page et le coté hanté de Plant. "Bron Yr Aur", avec ses 2mn au compteur, fait office d'excellente fusion entre "Bron Yr Aur stomp" et "Black Mountain Side" : ce genre de titre court et très fourni révèle à chaque fois la versatilité et la dextérité de Page sur une sèche. Un pur moment de délectation, que le groupe sait bien doser. "Down by the Seaside" risque d'en surprendre plus d'un... on se croirait presque à Hawaï. Avec des notes slidées suspendues, Page réussit le pari de rendre un titre à la base gnan-gnan en une véritable hypnose sonore : on est suspendus littéralement à ses notes : quelle technique affolante. "Ten years gone" conclue la face C sur une nouvelle facette du Zep : un titre folk/blues/rock sur lequel résonne à l'infini la 12 cordes, à laquelle Plant répond avec justesse. Surprenant encore une fois, mais O combien génial...

La dernière face offre 5 morceaux très variés. "Night Flight" est un titre enjoué, pas non plus mémorable, mais il annonce bien l'excellent "The Wanton Song", axé sur un riff sec qui claque et une rythmique sans concession... déchainerait facilement la foule dans une party bien dansante. Deep Purple a du s'inspirer de son riff pour "Hungry Daze"... Une bonne surprise vient de "Boogie with Stu", rock/boogie/blues de facture... zeppelinienne ! Transcendant complètement le vieux style du boogie, Page en fait un relecture hyper rythmée qui m'a fait sauter dans tous les sens, avec une ligné mélodique vraiment au top ! Wow, quelle claque ! "Black Country Woman" est un bijou (on entend un avion décoller au départ, et Plant qui dit à l'ingé-son : "non, laisse-le, pas grave"...) blues/rock, qui, avec "Sick Again", clôturent en beauté un (ENCORE !) chef d'oeuvre des 4 anglais.

Incroyable... une vraie courbe montante du succès : mais où s'arrêteront-ils ?

Il est pertinent de s'attarder sur le package, qui vous donnera de quoi explorer visuellement un vrai boulot d'artiste pendant que la bande à page vous atomise les cages à miel. Immeuble morose du 97 St Marc's Place à New York, les fenêtres sont ajourées pour laisser entrevoir différentes choses selon le disque que l'on insère dans cette "pochette/boitier" en carton, fidèle à l'original de 1975. Une fois encore, Le Zep offre une complétude aboutie en alliant le musical et le visuel. Superbe.

"Physical Graffiti" est encore un chef d'oeuvre du groupe, extrêmement complet, et surtout reflet d'une complémentarité rarissime. A chaque nouvel opus l'on sent les progrés des 4, leur implication entrelacée... leur génie. Une vraie somme de 4 talents hors-norme.

La barre est haute pour la suite...

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile.
5Bric à Brac génial
Par Melomaniak
Il y a des albums pour lesquels on pense ne plus avoir à faire l'article, dont le retentissement universel semble un fait acquis, dont la conception et chaque détail de chaque chanson semblent être connus et reconnus. Et puis, on sonde son entourage, se rend compte que, là encore, l'arbre trop souvent cache la forêt et que, finalement, ce qui apparaissait comme un classique usé jusqu'à la corde recèle encore de mystères trop peu sondés par une vaste majorité.
Prenez Physical Graffiti, le cru 75 du plus gros groupe de rock des années soixante-dix, une formation passée à la postérité bien au-delà de la sphère d'influence habituelle du genre, mais si, Led Zeppelin, vous savez bien, Dazed and Confused, Rock and Roll, Black Dog, The Immigrant Song, Stairway to Heaven évidemment et, puisque c'est sur l'album qui nous intéresse, et que c'est lui l'arbre, Kashmir son riff inoxydable et ses flaveurs orientales si addictives.
Et donc, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Physical Graffiti, ce monument !, n'est pas à proprement parler un album classiquement conçu. Commencé à l'origine en novembre 1973, interrompu pour laisser la place à Bad Company (avec qui Led Zeppelin partage label et manager), ayant souffert des tensions internes et d'un John Paul Jones supposément sur le départ vers un poste plus respectable que celui de bassiste/claviériste d'une bande de chevelus (maître de chorale à la cathédrale de Winchester, pas moins !), il connut un accouchement long et douloureux mais, franchement le jeu en valait la chandelle et les quatre garçons dans l'ouragan firent bien de se remettre à l'ouvrage quelques mois plus tard pour créer ce qui demeure leur aeuvre la plus longue et variée. Il faut dire que les 8 titres qui devaient peupler la chose étaient d'imposantes créations dépassant largement la durée maximale de ce qu'il était possible de caser sur la galette de cire noire. D'où la décision du double album et l'adjonction, encore merci les gars !, de chansons déjà enregistrées lors de précédentes sessions et remisées pour une raison ou une autre juste légèrement overdubbées pour la circonstance. Ca pourrait nous donner un album décousu, inégal, il n'en est rien. Que ce soit dans le hard rock qui a fait leur gloire (Custard Pie, The Rover, The Wanton Song, Sick Again, Houses of the Holy), dans un rock quasiment progressif (In the Light), du presque funk énergisant (Trampled Under Foot), de l'acoustique plein d'âme et de sentiment (Boogie with Stu, Black Country Woman), de la power ballad inattaquable (Ten Years Gone), du blues bien "jammesque" (In My Time of Dying), du country rock de compétition (Night Flight), du petit intermède instrumental (Bron-Yr-Aur) ou l'immense rock orchestral oriental (Kashmir !), le groupe ne manque jamais sa cible et offre, au contraire, un panorama vaste et impressionnant dont on ne se remet pas facilement, et sur lequel on revient souvent avec toujours une égale délectation devant tant de maîtrise, de talent et d'imagination. A vrai dire, que les morceaux ait été ou non conçus pour l'album importe peu, le tout, 15 titres et 82 minutes, s'écoute comme une promenade picaresque dans les méandres créatifs d'une formation en état de grâce.
40 ans plus tard, bien célébré par cette belle édition reproduisant enfin l'effet des fenêtres de la pochette originale; doté d'un Cd supplémentaire et d'un copieux livret pour profiter encore plus pleinement, encore plus longtemps de l'expérience, Physical Graffiti continue de s'imposer comme le magnum opus d'un Led Zeppelin au catalogue pourtant d'une immense cohérence qualitative. En bref et en un mot qui résume tout : énorme !

CD 1
1. Custard Pie 4:13
2. The Rover 5:37
3. In My Time of Dying 11:04
4. Houses of the Holy 4:02
5. Trampled Under Foot 5:37
6. Kashmir 8:32

CD 2
1. In the Light 8:46
2. Bron-Yr-Aur 2:06
3. Down by the Seaside 5:13
4. Ten Years Gone 6:32
5. Night Flight 3:36
6. The Wanton Song 4:10
7. Boogie with Stu 3:53
8. Black Country Woman 4:24
9. Sick Again 4:42

CD 3 - Bonus
1. Brandy & Coke (Trampled Under Foot) (Initial/Rough Mix) 5:39
2. Sick Again (Early Version) 2:22
3. In My Time of Dying (Initial/Rough Mix) 10:44
4. Houses of the Holy (Rough Mix with Overdubs) 3:51
5. Everybody Makes It Through (In the Light) (Early Version/In Transit) 6:29
6. Boogie with Stu (Sunset Sound Mix) 3:39
7. Driving Through Kashmir (Kashmir) (Rough Orchestra Mix) 8:41

John Bonham - drums, percussion
John Paul Jones - bass guitar, organ, acoustic and electric piano, mellotron, guitar, mandolin, VCS3 synthesiser, Hohner clavinet, Hammond organ, string arrangement
Jimmy Page - electric, acoustic, lap steel and slide guitar, mandolin, production
Robert Plant - lead vocals, harmonica, acoustic guitar on "Boogie with Stu"
&
Ian Stewart - piano on "Boogie with Stu"

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile.
5Pour un ado des années 80
Par swbv21
Ado, Je fis l'acquisition de ce mythique double album en 1983 à l'Euromarché de Sartrouville. C'était Les courses du vendredi soir avec mes parents. la pochette devait m'intriguer car je ne connaissait aucun morceau ou bien avais je décidé tout simplement de m'acheter un classique. De Led Zeppelin je n’écoutais que quelques titres , Whole Lotta Love, Communication Breakdown, immigrant song, rock' n Roll.. Metallica et Slayer avait surgit sauvagement, et j'étais trop jeune pour apprécier les titres moins rapides de Led Zep qui sonnaient trop 70's. C'était la musique des grands frères pour laquelle on avait un certain respect mais qui appartenait à un passé dont on devait se démarquer..

De par sa modernité Physicall Graffiti (disque 1) fut le premier led Zep que je pouvais écouter d'une traite. In my Time of Dying et son riff bluesy lancinant, martelé pendant 12 mn pour culminer avec un solo libératoire de Jimmy Page restera jamais le sommet de cet album, bien plus que Kashmir qui est un peu le Starway to Heaven du disque : le tube qui plaisait à tout le monde mais sur lequel on avait envie de passer. The Rover, à la structure alambiquée et sa ligne mélodique mémorable est selon moi l’autre chef d’oeuvre incontournable. Aucune digression folkeuse pour enchanter les baba cool, voilà ce qui m’avait plus à l’époque.

Le second disque a toujours souffert de sa comparaison avec le premier, il ne faut pas le juger à l'aune de celui-ci. En 83 je ne l'écoutait pas souvent aujourd'hui je le redécouvre. IL contient deux chef d’œuvres : In the Light avec son atmosphère planante, son riff majestueux et incantatoire ainsi que Le mélancolique Ten Years Gone. Pour le reste on a souvent parlé de remplissage pour ce disque. Je cherche encore les titres insignifiants, certes on n’atteint pas le niveau d’un led Zep III ou IV mais on ne peut pas exiger d’un double album une excellence absolue pour chaque morceau, même les Beatles n’y sont pas parvenu. Ce format nous offre la chance d’écouter des morceaux récréatifs ou expérimentaux qui en temps normal affaiblirai un simple album.
Ce vinyle a du finir comme freesbee a l'occasion d'une soirée bien arrosée quand j avais 18 ans quand j'ai cessé d écouter du métal, histoire d'enterrer ce passé que j'estimais honteux. Je l'ai racheté bien plus tard en cd remasterisé vinyle réplica.. Puis cette fois j’ai fait le doublé vinyle/cd. Le vinyle pour réparer l’erreur passée et le plaisir de contempler à nouveau cette fameuse pochette et le cd, pour en avoir le cœur net sur ces fameuses remasterisations. Résultat : L'achat du cd a été inutile (hormis pour les bonus que je n’écouterais pas souvent), la précédente tenait parfaitement la route, on peut constater seulement plus de clarté et de précision. Bref rien qui justifie une mise à jour. Néanmoins cette réédition constitue un événement car on essaie de rééditer le plaisir de voir sortir un album dont la pochette iconique hantait les bacs des disquaires d'années années 70 et 80. Aujourd’hui la sortie d’un disque n’en n’est plus un car on y accorde plus la même importance. Ce n’est pas seulement parce que la musique est devenue quasi gratuite, c'est aussi parcequ’il ’s’agit d’un art achevé au même titre que le jazz et le classique. Cet album est le vestige d’un âge d’or ou le rock continuait à s’inventer et sur lequel on pouvait disserter à l’infini.

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