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Contes et légendes d'ici et d'ailleurs
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Evalias
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PostPosted: Tue 17 Oct 2006 9:24    Post subject: Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

Les Trois Oranges de l'Amour

(Conte Espagnol)

Il était une fois un prince qui ne riait jamais. Mais un jour, une femme dit :

- Moi, je le ferai rire ce prince, rire et pleurer. Et la femme revêtit des haillons cousus avec de la ficelle, répandit ses cheveux sur ses épaules et au son d'un tambourin alla danser devant le prince qui se tenait accoudé au balcon de son palais.

Elle fit tant et tant en dansant fougueusement, que soudain la ficelle qui retenait ses vêtements se rompit et elle se retrouva toute nue au milieu de la rue. La voyant, le prince se mit à rire aux éclats. La femme n'avait pas pensé qu'elle pourrait perdre son costume. Quand elle vit que le prince riait d'elle, elle lui dit :

- Plaise à Dieu que vous ne riez jamais plus avant de trouver les trois oranges d'amour. Dès cet instant, le prince se sentit bien triste. Un jour, il décida :

- Je veux m'amuser et rire. J'irai chercher les trois oranges d'amour où quelles soient.

Et il partit à leur recherche, marchant de village en village. Un matin, il rencontra la femme qui lui avait jeté la malédiction, mais il ne la reconnut pas.

- Où allez-vous ? lui demanda-t-elle.

- Je cherche les trois oranges d'amour.

- Elles sont très loin d'ici ; trois chien*s les gardent au fond d'une grotte. Allez vers le nord et vous la trouverez nichée au creux d'un amas de rochers.

Le prince acheta trois pains et se remit en route. À la fin, il arriva aux rochers qui abritaient la grotte. Au moment où il allait y pénétrer, un chien* grognant apparut à l'entrée. Le prince lui jeta un pain et poursuivit son chemin. À quelques pas de là, il vit, planté devant lui, un autre chien* ; il lui jeta le deuxième pain et put avancer.

Plus loin encore, se tenait le troisième chien*. Le prince le régala lui aussi, avec le troisième pain, et continua son exploration. Tandis que les chien*s mangeaient les pains, il déboucha dans une salle où il y avait une table en or garnie de trois boîtes. Il les saisit et s'enfuit. Chacune d'elles contenait une orange d'amour. Après avoir marché plusieurs heures, il s'assit sous un frêne et dit :

- Je vais ouvrir une boîte. Il l'ouvrit, et l'orange se mit à parler :

- De l'eau ! de l'eau ! sinon je vais mourir. De l'eau, je me meurs !

Mais le prince n'avait pas d'eau et l'orange mourut. Il reprit sa route et arriva à une auberge ; il y commanda à manger, une jarre de vin et une autre d'eau. Il ouvrit la deuxième boîte, et l'orange se mit à parler :

- De l'eau ! de l'eau ! sinon je vais mourir. De l'eau, je me meurs !

Mais le prince au lieu de prendre la jarre d'eau prit celle emplie de vin, la versa dans la boîte, et l'orange mourut. Son chemin le mena dans une montagne où coulait une rivière ; il s'y arrêta et ouvrit la troisième boîte. L’orange se mit à parler :

- De l'eau ! de l'eau ! sinon je vais mourir. De l'eau, je me meurs !

- Cette fois, dit le prince, tu ne pourras pas mourir faute d'eau. Et il jeta la boîte dans la rivière. Aussitôt, un nuage d'écume se forma sur l'eau et une princesse plus belle que le soleil en sortit. Le prince l'emmena avec lui et l'épousa au premier village qu'ils rencontrèrent. Un an après, la naissance d'un fils augmenta encore leur bonheur. Mais un jour, le prince annonça à son épouse :

- Il nous faut retourner voir ma famille ; je n'ai donné aucune nouvelle au roi mon père depuis que j'ai quitté le palais. Ils se mirent donc en route et à l'entrée de la ville où vivait son père, le prince dit à sa princesse :

- Reste assise au pied de cet arbre, près de la fontaine, pendant que je vais annoncer notre arrivée au roi mon père. Je reviendrai très vite te chercher.

La princesse s'assit au pied de l'arbre, son fils endormi au creux de ses bras. C'est alors que passa la femme qui avait jeté la malédiction au prince. Elle s'approcha de la fontaine pour boire et vit dans l'eau le reflet d'un visage d'une incommensurable beauté. Elle se redressa en reculant et dit :

- Je suis très belle ! Elle se rapprocha peu à peu de la fontaine et l'eau réfléchissait toujours le même visage, plus resplendissant que jamais. Elle se recula à nouveau en répétant :

- Je suis très belle ! C'est alors que, s'approchant pour la troisième fois de la fontaine, elle vit que le visage reflété par l'eau était en fait celui de la princesse. Elle lui demanda :

- Que faites-vous ici ?

- J'attends le prince, mon mari.

- Quel bel enfant vous avez ! Donnez-le-moi un moment, je le tiendrai pendant que vous vous reposerez. À contre-coeur, la princesse tendit son enfant à la femme. Alors celle-ci lui dit :

- Quels beaux cheveux vous avez, princesse ! Sûrement plus fins que de la soie. Mais vous êtes toute décoiffée.

En même temps qu'elle faisait semblant de lui arranger son chignon, elle lui enfonça une épingle dans la tête, et la princesse se transforma en colombe. La femme, qui était une sorcière, prit l'apparence de la princesse, posa l'enfant sur ses genoux et s'assit au pied de l'arbre en attendant le prince. À son retour, celui-ci dit à celle qu'il croyait être son épouse :

- On dirait que ton visage a changé.

- C'est à cause du soleil qui m'a bruni la peau ; ça disparaîtra dès que je serai reposée des fatigues du voyage. Allons-y.

Ils se dirigèrent vers le palais royal. Peu de temps après le roi mourut, son fils hérita du trône et la sorcière devint donc reine. Pendant ce temps, tous les matins, la colombe venait voler dans le verger du roi ; elle se posait sur un arbre, mangeait un fruit et disait

- Jardinier du roi !

- Madame ?

- Que font le roi et la reine mauresques ?

- Ils mangent, ils boivent et se reposent à l'ombre.

- Et l'enfant ? Que fait-il ?

- Par moments il chante, par moments il pleure.

- Pauvre amour de sa mère, qui erre seule dans la montagne !

Un jour, le jardinier répéta au roi la conversation qu'il avait tous les matins avec la colombe. Le roi lui ordonna alors d'attraper l'oiseau pour le donner à l'enfant. Dès qu'il fut en leur possession, la reine voulut tuer l'oiseau.

L’enfant passait de longs moments à jouer avec la colombe. Un jour, il remarqua qu'elle se grattait sans cesse la tête avec sa patte. Il y trouva l'épingle qui était plantée. Il l'arracha, et aussitôt la colombe se transforma en reine. L’enfant éclata en sanglots et la reine lui dit :

- Ne pleure pas mon fils, car je suis ta mère.

Elle saisit l'enfant, le couvrit de baisers. À ce moment, le roi arriva et tomba dans les bras de la reine. Celle-ci lui raconta comment elle avait été ensorcelée par la sorcière au bord de la fontaine. On brûla la sorcière sur la place publique, et le roi et la reine vécurent longtemps heureux.
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Goldwing
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PostPosted: Tue 17 Oct 2006 16:37    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

elle vient d'ou cette légende ? j'en ai plain à la maison aimer
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Goldwing
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PostPosted: Tue 17 Oct 2006 16:38    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

plein Embarassed
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Evalias
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PostPosted: Tue 17 Oct 2006 16:43    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

C'est un conte espagnol dont je ne connais pas l'auteur,et qui fut adapté en opéra par l'italien Carlo Gozzi au 18ème siècle.
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Kim
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PostPosted: Wed 18 Oct 2006 14:09    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

Merci Eva, elle est bien jolie ton histoire, c'est un vrai comte de fée. applaudissement Wink
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Evalias
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PostPosted: Sat 21 Oct 2006 8:54    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

HANS CHRISTIAN ANDERSEN

La Paquerette

Ecoutez bien cette petite histoire.

A la campagne, près de la grande route, était située une gentille maisonnette que vous avez sans doute remarquée vous-même. Sur le devant se trouve un petit jardin avec des fleur*s et une palissade verte ; non loin de là, sur le bord du fossé, au milieu de l’herbe épaisse, fleur*issait une petite pâquerette. Grâce au soleil qui la chauffait de ses rayons aussi bien que les grandes et riches fleur*s du jardin, elle s’épanouissait d’heure en heure.

Un beau matin, entièrement ouverte, avec ses petites feuilles blanc*hes et brillantes, elle ressemblait à un soleil en miniature entouré de ses rayons. Qu’on l’aperçût dans l’herbe et qu’on la regardât comme une pauvre fleur* insignifiante, elle s’en inquiétait peu. Elle était contente, aspirait avec délices la chaleur du soleil, et écoutait le chant de l’alouette qui s’élevait dans les airs. Ainsi, la petite pâquerette était heureuse comme par un jour de fête, et cependant c’était un lundi.

Pendant que les enfants, assis sur les bancs de l’école, apprenaient leurs leçons, elle, assise sur sa tige verte, apprenait par la beauté de la nature la bonté de Dieu, et il lui semblait que tout ce qu’elle ressentait en silence, la petite alouette l’exprimait parfaitement par ses chansons joyeuses. Aussi regarda-t-elle avec une sorte de respect l’heureux oiseau* qui chantait et volait, mais elle n’éprouva aucun regret de ne pouvoir en faire autant. « Je vois et j’entends, pensa-t-elle ; le soleil me réchauffe et le vent m’embrasse. Oh ! j’aurais tort de me plaindre. »

En dedans de la palissade se trouvaient une quantité de fleur*s roides et distinguées ; moins elles avaient de parfum, plus elles se redressaient. Les pivoines se gonflaient pour paraître plus grosses que les roses : mais ce n’est pas la grosseur qui fait la rose. Les tulipes brillaient par la beauté de leurs couleurs et se pavanaient avec prétention ; elles ne daignaient pas jeter un regard sur la petite pâquerette, tandis que la pauvrette les admirait en disant : " Comme elles sont riches et belles !

Sans doute le superbe oiseau* va les visiter. Dieu merci, je pourrai assister à ce beau spectacle. " Et au même instant, l’alouette dirigea son vol, non pas vers les pivoines et les tulipes, mais vers le gazon, auprès de la pauvre pâquerette, qui, effrayée de joie, ne savait plus que penser. Le petit oiseau* se mit à sautiller autour d’elle en chantant : « Comme l’herbe est moelleuse ! Oh ! la charmante petite fleur* au coeur d’or et à la robe d’argent ! » On ne peut se faire une idée du bonheur de la petite fleur*.

L’oiseau l’embrassa de son bec, chanta encore devant elle, puis il remonta dans l’azur du ciel*. Pendant plus d’un quart d’heure, la pâquerette ne put se remettre de son émotion. A moitié honteuse, mais ravie au fond du coeur, elle regarda les autres fleur*s dans le jardin. Témoins de l’honneur qu’on lui avait rendu, elles devaient bien comprendre sa joie ; mais les tulipes se tenaient encore plus roides qu’auparavant ; leur figure rouge et pointue exprimait leur dépit. Les pivoines avaient la tête toute gonflée.

Quelle chance pour la pauvre pâquerette qu’elles ne pussent parler ! Elles lui auraient dit bien des choses désagréables. La petite fleur* s’en aperçut et s’attrista de leur mauvaise humeur. Quelques moments après, une jeune fille armée d’un grand couteau affilé et brillant entra dans le jardin, s’approcha des tulipes et les coupa l’une après l’autre. Quel malheur ! dit la petite pâquerette en soupirant ; voilà qui est affreux ; c’en est fait d’elles. Et pendant que la jeune fille emportait les tulipes, la pâquerette se réjouissait de n’être qu’une pauvre petite fleur* dans l’herbe.

Appréciant la bonté de Dieu, et pleine de reconnaissance, elle referma ses feuilles au déclin du jour, s’endomit et rêva toute la nuit au soleil et au petit oiseau*. Le lendemain matin, lorsque la pâquerette eut rouvert ses feuilles à l’air et à la lumière, elle reconnut la voix de l’oiseau, mais son chant était tout triste. La pauvre alouette avait de bonnes raisons pour s’affliger : on l’avait prise et enfermée dans une cage suspendue à une croisée ouverte. Elle chantait le bonheur de la liberté, la beauté des champs verdoyants et ses anciens voyages à travers les airs.

La petite pâquerette aurait bien voulu lui venir en aide : mais comment faire ? C’était chose difficile. La compassion qu’elle éprouvait pour le pauvre oiseau* captif lui fit tout à fait oublier les beautés qui l’entouraient, la douce chaleur du soleil et la blanc*heur éclatante de ses propres feuilles. Bientôt deux petits garçons entrèrent dans le jardin ; le plus grand portait à la main un couteau long et affilé comme celui de la jeune fille qui avait coupé les tulipes. Ils se dirigèrent vers la pâquerette, qui ne pouvait comprendre ce qu’ils voulaient.

Ici nous pouvons enlever un beau morceau de gazon pour l’alouette, dit l’un des garçons, et il commença à tailler un carré profond autour de la petite fleur*. Arrache la fleur* ! dit l’autre. A ces mots, la pâquerette trembla d’effroi. Etre arrachée, c’était perdre la vie ; et jamais elle n’avait tant béni l’existence qu’en ce moment où elle espérait entrer avec le gazon dans la cage de l’alouette prisonnière. Non, laissons-la, répondit le plus grand ; elle est très bien placée. Elle fut donc épargnée et entra dans la cage de l’alouette.

Le pauvre oiseau*, se plaignant amèrement de sa captivité, frappait de ses ailes le fil de fer de la cage. La petite pâquerette ne pouvait, malgré tout son désir, lui faire entendre une parole de consolation. Ainsi se passa la matinée. Il n’y a plus d’eau ici, s’écria le prisonnier ; tout le monde est sorti sans me laisser une goutte d’eau. Mon gosier est sec et brûlant, j’ai une fièvre terrible, j’étouffe ! Hélas ! il faut donc que je meure, loin du soleil brillant, loin de la fraîche verdure et de toutes les magnificences de la création !

Puis il enfonça son bec dans le gazon humide pour se rafraîchir un peu. Son regard tomba sur la petite pâquerette ; il lui fit un signe de tête amical, et dit en l’embrassant : Toi aussi, pauvre petite fleur*, tu périras ici ! En échange du monde que j’avais à ma disposition, l’on m’a donné quelques brins d’herbe et toi seule pour société. Chaque brin d’herbe doit être pour moi un arbre ; chacune de tes feuilles blanc*hes, une fleur* odoriférante. Ah ! tu me rappelles tout ce que j’ai perdu ! « Si je pouvais le consoler ? », pensait la pâquerette, incapable de faire un mouvement.

Cependant le parfum qu’elle exhalait devint plus fort qu’à l’ordinaire ; l’oiseau s’en aperçut, et quoiqu’il languît d’une soif dévorante qui lui faisait arracher tous les brins d’herbe l’un après l’autre, il eut bien garde de toucher à la fleur*. Le soir arriva ; personne n’était encore là pour apporter une goutte d’eau à la malheureuse alouette. Alors elle étendit ses belles ailes en les secouant convulsivement, et fit entendre une petite chanson mélancolique.

Sa petite tête s’inclina vers la fleur*, et son coeur brisé de désir et de douleur cessa de battre. A ce triste spectacle, la petite pâquerette ne put, comme la veille, refermer ses feuilles pour dormir ; malade de tristesse, elle se pencha vers la terre. Les petits garçons ne revinrent que le lendemain. A la vue de l’oiseau mort, ils versèrent des larmes et lui creusèrent une fosse.

Le corps, enfermé dans une jolie boîte rouge, fut enterré royalement, et sur la tombe recouverte ils semèrent des feuilles de roses. Pauvre oiseau* ! pendant qu’il vivait et chantait, on l’avait oublié dans sa cage et laissé mourir de misère ; après sa mort, on le pleurait et on lui prodiguait des honneurs. Le gazon et la pâquerette furent jetés dans la poussière* sur la grande route ; personne ne pensa à celle qui avait si tendrement aimé le petit oiseau*.
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Goldwing
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PostPosted: Sat 21 Oct 2006 10:37    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

Bien belle ton histoire, et celle là elle est de quelle origine ?
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Goldwing
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PostPosted: Sat 21 Oct 2006 10:38    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

suis-je bête j'ai lu l'histoire sans le titre Embarassed Embarassed
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Evalias
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PostPosted: Sat 21 Oct 2006 10:42    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

( Andersen est Danois)

Babeth ,tu n'as pas une légende ou un conte à nous proposer?
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Goldwing
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PostPosted: Sat 21 Oct 2006 10:44    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

OUI, un peu de patience
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Goldwing
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PostPosted: Sat 21 Oct 2006 11:40    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

Cela pourrait passer pour un conte, cette histoire fait partie du livre "ça s'est passé en Provence" de Jean-Claude Rey, le Conteur du Luberon

Les pigeons d'Auguste
En prenant des années et en perdant des neurones, la mémé Félicie avait fait une fixation sur la cuisine... Elle avait une idée fixe, disait-on à St-Pierre-lès-Luberon, pour ne pas dire qu'elle était devenue gâteuse...

Il n'empêche qu'elle était très respectée par l'épicière chez qui elle achetait sa farine...

C'était une "grosse cliente" car du matin au soir elle pétrissait de la pâte à tarte, et d'une semaine sur l'autre elle consommait dix à quinze kilos de belle farine...


Avec ces provisions, elle alignait sur la plaque de son four des dizaines de tartelettes qu'elle stockait dans des cartons de vieux emballages un peu partout dans sa maison...

Elle cuisina ses pâtisseries pendant les cinq dernières année de sa vie, sans jamais en manger une, sans jamais en offrir...

Elle pétrissait, cuisait et remplissait ses cartons, ce qui occupait son temps et laissait en paix son fils et unique héritier.


Lorsqu'elle décéda en s'effrondrant le nez dans la pâte en cours de pétrissage, l'épicière fut navrée et le fils Auguste fut catastrophé en découvrant dans la maison de sa mère des milliers de tartelettes soigneusement rangées de la cave au grenier.

Deux tonnes de farine utilisée pendant cinq ans à faire des tatelettes représentaient un volume impressionnant...

Auguste, qui avait le sens pratique, décida de ne rien jeter...


Comme il était président de la société de chasse, il se lança dans l'organisation de ball-trap et pour faire des économies il offrit les tartelettes de la mémé Félicie pour servir de pigeons d'argile...

Et pendant dix ans les chasseurs de St-Pierre-lès-Luberon s'entraînèrent en tirant sur les tartelettes.

Les plus heureux étaient forcément les oiseau*x qui venaient picorer les miettes après les concours de tir.

Et c'est Auguste qui finalement fut médaillé par la SPA
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Evalias
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PostPosted: Sat 21 Oct 2006 11:43    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

Razz applaudissement Razz applaudissement Razz applaudissement Razz applaudissement Razz applaudissement
Une belle histoire Babeth,merci.
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Goldwing
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PostPosted: Sat 21 Oct 2006 11:50    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

Tu sais Eva c'était mon premier exercice, je me suis appliquée et j'ai tiré la langue et ce qui est extraordinnaire je n'ai proféré aucun gros mots. FEI me bonifie Exclamation Exclamation Exclamation Mr. Green
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Evalias
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PostPosted: Sat 21 Oct 2006 11:59    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

En plus c'est sympa de découvrir des légendes inconnues.Bravo pour le travail applaudissement
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Géna
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PostPosted: Tue 03 Jul 2007 16:38    Post subject: Re : Contes et légendes d'ici et d'ailleurs Reply with quote Report post to moderator or admin

Bonjour à tous.
J'adore les légendes, surtout celles qui ont fait couler beaucoup "d'encre".
Si vous aussi vous aimez, venez me compter la vôtre, je serai très
heureuse de la lire.

Je vous raconte la mienne. Je pense que vous en avez tous plus ou moins entendu parler????

C'est en 1977 que commença la légende de "la bête des Vosges"
Mais était-ce bien une légende???

Pendant 11 années(1977-1998), cet étrange animal a égorgé environ 200 moutons, blessé des chevaux et fait des ravages incalculable dans les poulaillers.
Nous n'avons jamais su qui était ce dévoreur sanguinaire. Que de question à son sujet... est-ce un loup? un renard? un chat* sauvage? Un chien* errant?
Chasseurs... gendarmes... militaires... tous ont chassé "la bête des Vosges" sans jamais connaitre sa véritable identité.

En 1994, bien des années plus tard, on attribua le sobriquet de "bête des Vosges" à une louve. Plusieurs troupeaux furent attaqués.
C'est en 1995 que la dépouille de cette louve fut retrouvée.

Pour ma part, ce canidé chassait pour nourrir sa famille. Il n'avait donc rien à voir avec cet égorgeur sanguinaire qui tuait sans scrupule!








_________________

''La nature est belle pour qui sait l'apprécier''
A méditer...
"Arrêtons de faire la guerre et devenons tous amis. la vie est trop courte pour la rendre moche autour de nous"
Voilà mon souhait le plus cher pour les années à venir.
"Un citoyen se doit de ne pas prendre de décision à la légère, je fais partie de cette catégorie là!"

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Même jour, même endroit ! Un parc remplit de roses et des personnages de contes et légendes taillés dans le bois !
Le Léon, au Nord du Finistère est un pays merveilleux sans doute prpice aux contes et légendes. Il n'y a qu'à voir la taille des grains de sable pour imaginer celle des baigneuses...
Une vue du bas village de Contes, que l'on nomme " La Grave de Contes ", vue réalisée depuis la place du monument aux mort du vieux village à 400m d'altitude. On aperçoit le lit d'une rivière qui se nomme " Le Paillon ", le lit est à sec en ce moment car il ne pleut que très peu, mais depuis quelques années déjà, il ne coule plus beaucoup d'eau.
Une autre vue de la fontaine du vieux village de Contes, ou l'on aperçoit mieux l'entrée de l'église, ou se déroulent toujours les cérémonies habituelles, mariages etc... Pour ces 5 vues de contes, j'ai utilisé une présentation avec ce type de cadre que je trouve assez joli et convenant bien à ce genre de photos. Mais rassurez vous je ne vais pas systématiquement l'employer sur toutes mes photos.
Une autre vue présenté différemment, (de mon village Contes Alpes maritimes) du bas village, que l'on nomme " La Grave de Contes ", vue réalisée depuis la place du monument aux mort du vieux village à 400m d'altitude. On aperçoit le lit d'une rivière qui se nomme " Le Paillon ", le lit est pratiquement à sec, car il ne pleut presque plus, et cela depuis quelques années déjà.
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