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Mon voyage en Roumanie de Léna.


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Almarie
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MessageImprimer : Toujours un plaisir de continuer le voyage avec vous.
Quelles sont jolies ces jeunes fillPosté le: Mer 18 Oct 2017 18:35    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Toujours un plaisir de continuer le voyage avec vous.
Quelles sont jolies ces jeunes filles roumaines !
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MessageImprimer : Bonjour Almarie, merci de ton passage.


A bientôt pour la suite....Posté le: Jeu 19 Oct 2017 10:37    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Bonjour Almarie, merci de ton passage.


A bientôt pour la suite....
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Nous quittons Bran ce matin avec 23 degrés. Le ciel est couvert et quelques gouttePosté le: Jeu 19 Oct 2017 10:52    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Nous quittons Bran ce matin avec 23 degrés. Le ciel est couvert et quelques gouttes mouillent la route. Comme prévu, nous faisons le détour par Zarnesti pour rejoindre Rasnov.



Après le contournement de Brasov, nous prenons la route de Bacau que nous quittons une dizaine de kilomètres plus loin. Nous partons vers l’est en direction de Buzau en traversant Prejmer. La circulation devient fluide. La route de vallée traverse des villages typiques avant de jouer aux montagnes russes avec des côtes de 8 à 12%. Le revêtement se dégrade mais les paysages deviennent magnifiques aux abords du lac Siriu. Le ciel est toujours plombé, la chaleur étouffante.



Photos Roumanie

Lac Siriu Roumanie










Une succession ininterrompue de villages nous conduira ensuite jusqu’à Berca. Nous croisons des roms en charrettes couvertes transportant toute leur richesse sous des tapis.
La belle église de Nehoiu se laisse admirer sans que nous puissions la photographier. A hauteur de Satuc, nous quittons cette route sans touristes en tournant sur la gauche pour Berca qui se trouve de l’autre côté du pont enjambant la rivière Buzau. Après avoir tourné deux fois sur la droite, l’hôtel-camping Matei nous attend au bord de l’eau. Il fait 34 degrés. Le soleil fait une apparition timide. L’accueil se fait en anglais et en français et nous paierons quinze euros la nuit. Une idée pratique à généraliser cette formule d’hébergement dans des endroits où la rentabilité d’un camping n’est pas prouvée. Nous avons de l’argent à changer et le gardien se propose de nous conduire à la banque toute proche, petite bâtisse au fond d’un jardin.






Après avoir mangé léger, nous partons visiter un des quatre sites des volcans de boue. La route traverse un village rom en serpentant et se perd dans un moutonnement de grandes collines. Le paysage fait penser à l’Irlande. Nous entrons dans un décor plein de solitude avant de mettre les pieds sur la lune ! La région se singularise par un phénomène de gaz souterrains associé à la présence d’hydrocarbure. Au milieu du 19ème siècle, la Roumanie était le premier producteur de pétrole au monde.
Le parking est occupé par un quinzaine de voitures et par un camping-car. L’entrée est de quatre lei par personne. On nous précise d’éviter tout contact avec la peau. On a vraiment l’impression de se trouver sur une autre planète et de marcher sur la lune avec cette boue sèche qui s’est fossilisée avec le temps. Nous sommes presque des géants devant ces mini-volcans qui glougloutent par surprise. Un dépaysement complet cette escale dans un coin oublié de Roumanie ! Ces sites des volcans de boue seraient uniques en Europe !









Photos Roumanie

Volcans de boue de Berca









Photos Roumanie

Volcans de boue de Berca 2












Photos Roumanie

Volcans de boue 3






















































Nous prenons quelques photos sur la route du retour avant de rejoindre un village sans fin où les treilles embrassent les maisons. Il fait toujours aussi chaud.














Photos Roumanie

Paysage région Berca






Photos Roumanie

Paysage à la maison blanche









Nous retrouvons la caravane à l’ombre mais l’intérieur reste un sauna. Nous aérons au maximum. Dans la soirée, les chats font leur apparition et une colonie résidant à l’hôtel anime le parking. Un groupe d’enfants attiré par les animaux et la présence de notre caravane tente une approche. Nous discutons avec Bianca et Georges qui se débrouillent très bien en français. Georges est le plus loquace. Bianca nous parle de la France avec un sérieux plein de gravité. De sa voix calme et posée, elle nous raconte son envie irréversible de venir vivre dans notre pays. Quelque chose de vital et de définitif ! Tant de détermination chez une enfant de cet âge nous interpelle. Nous verrons partir le groupe avec une monitrice et nous n’oublierons pas le regard grave de Bianca.
Est-ce cette rencontre ou la lourdeur orageuse qui nous a empêchés de trouver le sommeil ? Cette nuit-là, Bianca dormait au plus profond de ses rêves.

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Perronnet Catherine
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MessageImprimer : Bonsoir Léna. Ce site de volcans de boue est vraiment étrange, dépaysant et impressionnantPosté le: Ven 20 Oct 2017 21:30    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Bonsoir Léna. Ce site de volcans de boue est vraiment étrange, dépaysant et impressionnant: c'est à voir en effet. Je n'en avais jamais entendu parler.
J'ai aussi noté que là-bas les Roms ne se déplacent pas en énormes Mercedes tractant des caravanes opulentes, comme chez nous, et leurs charrettes transportant leurs maigres richesses sont beaucoup plus authentiques.
Bianca viendra-t-elle un jour en France?
Merci pour cette nouvelle étape et bonne nuit.

_________________

"Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger, de les goûter doucement ou voracement selon notre nature propre, de profiter de tout ce qu'ils contiennent, d'en faire notre chair spirituelle et notre âme, de vivre" Jean Giono
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MessageImprimer : Bonjour Cathy, merci pour ton passage.


A bientôt pour la suite.........Posté le: Sam 04 Nov 2017 14:37    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Bonjour Cathy, merci pour ton passage.


A bientôt pour la suite.........
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Réveillés par le soleil, nous nous préparons avant que la chaleur ne devienne étPosté le: Sam 04 Nov 2017 16:27    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Réveillés par le soleil, nous nous préparons avant que la chaleur ne devienne étouffante.
Après Berca, la route de vallée fait place à une route de plaine en arrivant sur Buzau. Nous franchissons un passage à niveau d’un autre âge avant d’entrer dans cette ville pleine d’agitation. Un camion nous cachant les panneaux de signalisation, nous ratons le contournement du centre. Nous traversons Buzau où le stationnement fantaisiste et l’état de la chaussée nous obligent à rouler à faible allure. Une auto-école nous aidera à trouver le bon boulevard et la direction de Braila dans une animation italo-orientale.
Ensuite, nous entrons dans l’univers de la ligne droite avec une alternance de revêtement moyen et de macadam parfait. Les champs de tournesols composent le paysage. Nous apercevons nos premiers derricks oscillant comme des manèges à sensation. Avant la première guerre mondiale, la Roumanie était le quatrième producteur de pétrole après les USA, le Mexique et la Russie. Cet or noir attisa toutes les convoitises du régime nazi pendant le conflit de 1939-1945. Mais, de nos jours, la Roumanie est obligée d’importer pétrole et gaz malgré la découverte de gisements en Mer noire. Nous retrouvons un passage à niveau de qualité moyenne avant de croiser un enterrement comme on en trouvait chez nous dans les années 50-60 : cortège avec bannières de procession et enfants de cœur.
En arrivant sur Braila, on essaie en vain de trouver le camping. La localisation des guides n’est pas exacte. Je profite d’un plein pour me renseigner à la station. Le camping se trouve sur la route de Constanta passant par Slobozia. C’est la route 21 qui file vers le sud, se transformant en E584. En sortant de Braila, le camping Lacu Sarat se trouve sur la droite de la route à 4 voies juste après une station-service Petrom. C’est un camping au bord d’un lac avec de nombreux bungalows en bois style année 60. A l’heure du repas, l’endroit est calme. Je franchis la grille et demande au hasard des tentes si quelqu’un parle français. Une femme s’avance et me demande ce que je cherche. Pour la réception, il faut s’adresser à l’hôtel de l’autre côté de la rue. Nous paierons six euros pour la nuit dans cet authentique camping roumain. On nous aide à placer la caravane sur l’aire goudronnée. Il fait 30 degrés. La femme de tout à l’heure, d'origine roumaine, nous demande d’ où nous venons. Elle habite Viroflay en région parisienne ; un autre couple vient de Bruxelles. En fait, ce sont des frères et des cousins qui se retrouvent chaque été à Braila les autres venant de Moldavie. En toute simplicité, ils nous invitent à partager leur repas et nous nous retrouvons autour du barbecue. On ne parlera jamais assez de l’accueil roumain !
















Après une petite sieste, nous partons visiter Braila, ville de 180 mille habitants. Avec une circulation fluide, nous trouvons facilement le centre ancien construit en éventail au bord du Danube. Nous nous garons dans une rue descendant vers le fleuve. Sur la route de la Mer noire, il est intéressant de s’arrêter à Braila qui a une histoire, celle d’un port sur le Danube. Ceux qui ont lu Panaït Istrati s’amuseront à retrouver les lieux décrits dans ses livres. Certes, l’ambiance a bien changé mais la découverte de cette architecture du 19ème siècle en passe d’être restaurée entièrement est digne d’intérêt. Tout ce quartier est classé « monuments historiques ». La ville pleine d’effervescence d’ hier a laissé place à une belle endormie pour reprendre l’expression de certains guides. Cette époque des voyages en bateaux et des transports de marchandises sillonnant le Danube fut l’âge d’or pour toutes ces villes s’étalant au bord du fleuve. Braila connut l’effervescence multiculturelle avec des marchands et des voyageurs venus de tous horizons : turcs, arméniens, grecs, albanais, italiens, bulgares. Il suffit de se plonger dans « Codine » ou « Kyra Kyralina » de Panaït Istrati pour retrouver l’atmosphère bouillonnante de cette Europe orientale. Cette époque favorisa la construction de belles demeures que nous retrouvons aujourd’hui. Nous admirons la place Traïan et son horloge bleue de 1909 réalisée par un tchèque. A proximité, s’élève le théâtre Maria Filotti. Nous continuons notre ballade dans une ville qui semble peu visitée. Près du théâtre, une caravane polonaise se gare. Nous allons vers le musée Panaît Istrati situé dans un parc ombragé près du Danube en passant devant la maison d’Iannis Xenakis. D’origine grecque, cet architecte ayant travaillé avec le Corbusier fut surtout connu dans les années 60 pour sa musique contemporaine. Au rang des célébrités, il faut citer les Moscovici natifs eux aussi de Braila.





















































Après le musée où nous étions les seuls visiteurs, nous arpentons une partie de ce centre historique qui mérite le détour. Des maisons impeccablement restaurées côtoient des bâtisses prêtes à renaître.











































































Nous croisons un nombre non négligeable de chiens errants dans les rues moins fréquentées avant de descendre vers le Danube. Sur ses rives, s’élèvent de grands bâtiments abandonnés. Grouillante par le passé, l’ancienne gare fluviale reconditionnée en bureaux et logements n’a plus que son architecture singulière à offrir au visiteur. Tout respire la torpeur et l’alanguissement oriental. Les 31 degrés incitent à la pause au bord de ce Danube bleu où quelques pêcheurs fixent à n’en plus finir l’ eau calme. Dans la chaleur de cette fin de journée, quelques promeneurs flânent sur les berges et des chauffeurs de taxis et de minibus rafraîchissent leurs voitures.



Photos Roumanie

Le Danube à Braila



Photos Roumanie

Gare fluviale de Braila






































Nous quittons ce centre pour traverser la ville nouvelle composée d’immeubles de la période Ceaucescu. Au cœur de cette deuxième Braila surgit la cathédrale de la Naissance de Dieu inaugurée à la fin des années 90.










Sur la route de Slobozia, s’élève, sur la gauche, un nouveau temple de la consommation qui n’a rien à envier à ce que nous trouvons dans l’hexagone. Et, comme partout, la foule se trouve ici. Voici ce que j’appellerai la troisième Braila, celle du 21ème siècle. Qu’en aurait pensé Istrati, cet écrivain revenu de tout se définissant comme un homme qui n’adhère à rien ?

Nous retrouvons le camping plein d’une gaîté de soir d’été. L’animation battra son plein jusqu’à une heure avancée de la nuit avec de la musique typiquement roumaine.



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Perronnet Catherine
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MessageImprimer : Bonsoir Léna, cette fois la visite est différente de d'habitude avec cette ville aux quartPosté le: Sam 04 Nov 2017 22:36    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Bonsoir Léna, cette fois la visite est différente de d'habitude avec cette ville aux quartiers très distincts les uns des autres. La coupure entre la vieille ville, quasiment vide et abandonnée, et la nouvelle qui ressemble aux nôtres, est très nette. Je ne connais pas l'auteur qui est mentionné, mais j'ai lu qu'on le considérait comme le Gorki roumain, je vais donc me renseigner.
Merci et bonne nuit.

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Panaït Istrati (1884-1935)  fut l'ami de Romain Rolland qui lui conseilPosté le: Ven 10 Nov 2017 17:08    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Bonjour Cathy,

Panaït Istrati (1884-1935) fut l'ami de Romain Rolland qui lui conseilla de réaliser "l'oeuvre " , ce qu'il fit sur une douzaine d' années. Ce fut un phénomène de la littérature de l' entre deux guerres ! Il retomba ensuite dans l'oubli jusque dans les années 90. Sur le net, il y a des pages et des pages d'information sur ses livres !
Oeuvre intéressante et écriture puissante !
Il faut tout lire de cet écrivain en commençant par " Les chardons du Baragan " et le célèbre " Kyra Kyralina ". Humaniste et homme libre, il nous fait découvrir ce qu'était la Roumanie du début du 20ème siècle et les rêves politiques de cette époque !

Bonne lecture !
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Nous avons trouvé le sommeil malgré la musique tonitruante de la veille.
Nous remerPosté le: Ven 10 Nov 2017 17:37    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Nous avons trouvé le sommeil malgré la musique tonitruante de la veille.
Nous remercions nos hôtes qui nous ont invités autour du barbecue. Nos discrets voisins en toile de tente nous offre un sachet de prunes. Merci à vous pour ces gestes de sympathie !
Comme nous sommes jeudi, nous décidons de descendre directement dans le sud de la Mer noire pour éviter la foule du week-end. Nous avons apprécié cette étape à Braila, endroit oublié des touristes mais typiquement roumain. En descendant sur Slobozia, nous entrons dans la plaine du Baragan. C’est la région la plus chaude du pays avec un thermomètre pouvant afficher 45 degrés certains étés. L’hiver n’est pas en reste avec le crivatz, vent froid venant de l’est. Cette région sert de décor à l’un des plus célèbres livres d’Istrati : "Les chardons du Baragan". Aujourd’hui, la chaleur est plus supportable avec 28 degrés en matinée. L’horizon se compose de champs de maïs dominés par des champs d’éoliennes. La circulation est fluide. Un chemin carrossable parallèle à la nationale longe les cultures, libérant la route d’innombrables charrettes. Nous traversons des villages typiques de la plaine comme Baraganul. Nous contournons Slobozia pour continuer vers le sud puis, au bout d’une vingtaine de kilomètres, notre route part vers l’est. Nous retrouvons le Danube que nous traversons à Cernavoda sur un pont à péage. Nous longeons l’ancien édifice construit à la fin du 19ème siècle par Anghel Saligny, un alsacien venu s’établir en Roumanie. Inauguré en 1895, ce pont de style Eiffel était à l’époque le plus long d’Europe.
Notre route continue dans un paysage de collines. Nous préférons emprunter la nationale plutôt que l’autoroute anonyme de Constanta. Le billard alterne avec du revêtement médiocre. La route que l’on pensait plate sur la carte vallonne avec de belles côtes souvent à deux voies. Nous croisons encore des derricks avec leurs silhouettes métalliques. Dans la lumière écrasante de midi, nous devinons les faubourgs de Constanta que nous contournons par le périphérique se transformant en autoroute jusqu’à Agigea. Ensuite, la route devient une simple 4voies enjambant un pont en travaux. Elle se rétrécit en voie unique dans chaque sens avant de retrouver une 4voies toute simple. La circulation s’intensifie. Nous devons slalomer entre les voitures garées sur le côté droit et ceux qui tournent sur la voie de gauche. Il faut compter aussi avec les piétons indisciplinés et les chiens fous. La traversée d’Eforie nous rappelle nos bords de mer au plus fort de l’été. La circulation est fortement ralentie aux giratoires. Nous avons prévu de nous éloigner de la foule des environs de Constanta. En descendant vers le sud, la route quitte sensiblement la côte. Nous allons à Jupiter. Le camping Elodie, voisin du camping Zodiac, se trouve dans un décor de forêt. Il y a encore beaucoup de places libres alors que nous sommes au mois d’août. Ce qui prouve qu’il n’est pas toujours nécessaire de réserver. Nous paierons 22 euros la nuit pour ce camping aux sanitaires entretenus. Il fait 32 degrés.






Nous mangeons léger avant de découvrir cette Mer noire presqu’aussi grande que la France. Ses eaux baignent six pays : l’Ukraine, la Russie, la Géorgie, la Turquie, la Bulgarie et la Roumanie. La Volga et le Danube viennent s’y jeter. La Roumanie possède environ 240 kilomètres de façade maritime. Seule la côte sud comprise entre Mamaïa au nord de Constanta et la frontière bulgare, soit à peine 90 kilomètres, est considérée comme littoral de sable fin. C’est ici que se concentre 90% des touristes venant sur la Mer noire. Les autres privilégient la région du delta du Danube, différente et tout à fait authentique. La Mer noire possède deux visages !

Pour l’ instant, nous envisageons de parcourir avant le week-end cette côte sud très fréquentée. Beaucoup de roumains nous avaient déconseillés de venir ici surtout en plein été. Pour eux, cet endroit manque d’intérêt! Dans sa partie sud, cette côte roumaine n’a rien d’authentique mais il était dommage de ne pas passer ici lors d’un voyage en Roumanie. Il ne faut pas espérer y trouver des trésors d’architecture. Cet endroit est fait pour la détente, rien d’autre.
Nous partons à la découverte de cette Mer noire en traversant Jupiter et Neptune, stations balnéaires créées dans les années 60 comme ses voisines Saturne, Vénus. Mode de l’époque, toutes ces stations ont des noms de planètes. Elles se composent d’immeubles et d’hôtels et ne vivent que l’espace d’un été. Elles n’offrent que du sable chaud et du ciel bleu à une foule ayant envie de changer de… planète. Depuis un demi-siècle, ces plages ont attiré des charters entiers venus d’Europe et d’ ailleurs. A l’époque de Ceaucescu, elles furent, avec les Carpathes, une des vitrines touristiques du pays permettant de faire rentrer les devises. Nous descendons vers Mangalia, deuxième port de Roumanie après Constanta, avec une circulation difficile. Ici, le nombre d’habitants est multiplié par trois en haute saison. Nous continuons vers le village au nom curieux de « 2 Mai », passant devant l’Hacienda Camping pour descendre jusqu’à la frontière bulgare, quelques kilomètres plus au sud.








Puis nous revenons sur Vama Veche qui veut dire "Vieille douane" et qui est effectivement le dernier village roumain. Ce morceau de côte extrême d’une dizaine de kilomètres entre Mangalia et la frontière bulgare était l’endroit où se retrouvaient artistes et intellectuels opposés au système communiste. Curieusement, cette bulle de liberté était tolérée par le régime bien qu’étroitement surveillée. Aujourd’hui, ce bout extrême de la côte roumaine a conservé un esprit décalé avec une liberté semblant sortie des années 70. Une ambiance baba-cool, post soixante-huitarde encore ancrée dans le rock ! Les promoteurs immobiliers n’ont pas encore défiguré l’endroit. Nous descendons vers la plage où l’on a toute liberté de planter sa tente au bord de l’eau. Si près de l’eau, ça tente ! Il y a des caravanes qui semblent être là depuis longtemps. On y rencontre des lits à baldaquins d’inspiration orientale qui invitent à se prélasser sans limites. La falaise nord envahie de caravanes est une terre de nomades. Comme tout endroit libéré de toute entrave, ce lieu voit se côtoyer naturistes et textiles dans la plus parfaite tolérance. Ici, chacun fait ce qui lui plait !















Photos Roumanie

Baldaquin au bord de la Mer noire














Photos Roumanie

Mer noire - Côte roumaine






























Nous sommes au bout du continent européen et nos ombres se dessinent sur la Mer noire… bleue ou verte selon son humeur. Ne boudons pas notre plaisir ! Nous apprécions même si nous n’aimons pas la foule ! Léna fait son baptême dans une Mer noire remuée par des vagues incessantes. La brise du soir apporte un peu de fraîcheur sous la falaise qui passe à l’ombre et la plage se vide dans l’ambiance musicale des paillotes. Nous remontons par des rues envahies de bazars de vacances parmi les vendeurs de maïs grillé et les joueurs de guitares pour rejoindre la nationale et son goudron bouillant qui nous chauffe. Plus loin, les abords de Mangalia se sont calmés. Puis c’est le retour au calme du camping à Jupiter. Le soir descend vite mais il fait encore 24 degrés à 21 heures.
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Perronnet Catherine
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MessageImprimer : Un petit tour à la plage cette fois-ci. Je suis comme vous et je fuis les endroits surpeupPosté le: Ven 10 Nov 2017 18:07    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Un petit tour à la plage cette fois-ci. Je suis comme vous et je fuis les endroits surpeuplés, mais je dois dire que ce paysage de tentes et de lits à baldaquins sur la plage est très dépaysant et vaut le détour. On a en effet une impression de liberté et de farniente. Et puis, il y a toujours la mer qui rafraîchit, ce qui est une bonne chose avec les températures annoncées!! Par contre, je n'aurais qu'une confiance relative dans la propreté de l'eau et surtout du sable et je compterais sur mon immunité acquise au fil des années! Wink
Merci pour ce récit très agréable et instructif et applaudissement applaudissement pour les photos.

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MessageImprimer : Bonjour Cathy, merci pour ton passage.


A bientôt pour la suite.....Posté le: Ven 01 Déc 2017 14:22    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Bonjour Cathy, merci pour ton passage.


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Aujourd’hui, nous allons visiter Constanta, grand port roumain de la Mer noirePosté le: Ven 01 Déc 2017 17:24    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Aujourd’hui, nous allons visiter Constanta, grand port roumain de la Mer noire et deuxième ville du pays.
Nous filmons la traversée de Jupiter et de Neptune dans la tranquillité d’un début de matinée. Vers 10 heures, il fait déjà 25 degrés.



Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre les faubourgs de Constanta. Par une avenue toute droite, nous traversons une périphérie sans fin pour atteindre le cœur de cette ville de 450 mille habitants. Le centre historique se situe sur une presqu’ile face à la mer bleue. Au bout du boulevard Ferdinand, nous nous garons à l’ombre des arbres de la rue Mircea cel Batran. Il fait 32 degrés. Nous descendons vers le centre en longeant la mer.














En lisant le nom des rues, nous parcourons déjà l’histoire de ce port inconnu pour nous, occidentaux. Il y a plus de vingt-deux siècles, cette ville fut colonisée par les Ioniens, grecs de la région d’Izmir, et prit le nom de Tomis. Ovide, le poète latin, y meurt pendant la période romaine. A cette époque, le grec et le latin étaient les deux langues parlées. C’est pendant le règne de l’empereur Constantin au 3ème siècle après Jésus-Christ que la ville prit le nom de Constantiana. La mythologie grecque s’empara de ce lieu : Jason et les Argonautes s’arrêtèrent ici avec la Toison d’ Or. Ensuite vint la domination bulgare suivie de l’empire byzantin. Les Grecs, les Bulgares, les Valaques, les Arméniens, les Russes et même les Génois au milieu du 14ème siècle ont composé cette incroyable image multiculturelle. Du début du 15ème siècle à la fin du 19ème siècle, elle devint ottomane. Les empires russes et de Constantinople s’affrontèrent ici à l’époque des guerres napoléoniennes. Région anéantie après la guerre de Crimée du milieu du 19ème siècle (1853-1856), elle fut ensuite rattachée à la Roumanie après la défaite des ottomans contre les russes en 1878. Elle prit alors le nom de Constanta et devint à cette époque le grand port qu’il est aujourd’hui. La révolution de 1917 et les troubles qui suivirent dans la Russie bolchevique favorisèrent cette place enviable de premier port de la Mer noire. Mouvementés n’est-ce pas ces deux mille ans d’histoire !
Le premier monument que nous croisons est l’église grecque, la plus ancienne de Constanta, à l’angle de la rue Karatzalis.




Les rues de ce quartier portent des noms liés à l’histoire des invasions comme la rue Callatis ou la rue Marc-Aurèle près de l’église arménienne. Nous arrivons sur la place Ovide où débouche la rue de l’ empereur Trajan. Nous trouvons une rue des Thermes romains, une rue de l’ Archevêché, un boulevard de la reine Elisabeth et une rue de la Révolution du 22 décembre 1989. Lire le nom des rues, c’est reconstituer le puzzle de l’histoire de Constanta!
















Mais avant d’aborder ce circuit, nous choisissons la fraîcheur d’une terrasse avec brumisateurs pour rafraichir la fournaise de midi. Il fait 36 degrés. La salade de saumon est un régal. Puis, il nous faut affronter la place Ovide aux heures les plus chaudes. En cherchant l’ombre au maximum, nous descendons vers la mosquée Carol 1er, plus grande mosquée de Roumanie construite en 1910, perdue dans un pot-pourri architectural. Plus bas, la cathédrale orthodoxe saint-Pierre et saint-Paul de 1885 offre une silhouette byzantine classique et de belles fresques intérieures. Ensuite, la rue descend vers la mer et le boulevard Elisabeth, épouse du roi Carol 1er, où s’élève une statue de Carmen Sylva… qui est le nom littéraire de cette première reine de Roumanie morte en 1914. Cette poétesse eut à son époque dans les milieux littéraires français et européens une importance oubliée.












Photos Roumanie

Mosquée de Constanta


























Photos Roumanie

Cathedrale saint-Pierre et saint-Paul de Constanta










Nous arrivons sur le front de mer et sa large promenade presque déserte sous la chaleur où s’élève le bâtiment emblématique de Constanta : le Casino. Construit en 1910 dans le style art nouveau, il est classé monument historique. Aujourd’hui, Il demande une restauration après une longue période de fermeture. Quel dommage pour un édifice de cette qualité placé dans un tel endroit !







Photos Roumanie

Casino de Constanta


Photos Roumanie

Casino de Constanta 2




Photos Roumanie

Constanta - Le front de mer



L’aquarium de 1959 lui fait face. Avant d’avancer vers l’imposante capitainerie toute blanche et le phare génois qui fonctionna jusqu’en 1913, nous faisons une halte à l’ombre d’un kiosque art nouveau. En remontant vers les ruines de basiliques datant des premiers siècles après Jésus-Christ, les rues offrent un éventail d’architecture où d’impeccables restaurations côtoient des constructions ne demandant qu’à renaitre. La blancheur de l’église Saint-Nicolas tranche sur le ciel et nous retrouvons la longue place Ovide et son musée d’archéologie aux imposantes amphores. A ses côtés, s’est installée une petite brocante. Au loin, tels des animaux préhistoriques, se dressent les grues gigantesques du port.


































Photos Roumanie

Eglise saint-Nicolas de Constanta
















Photos Roumanie

Place Ovide de Constanta



Nous entamons le boulevard Tomis au style varié et nous arrivons sur la place du musée de l’Art que domine une louve nous rappelant le passé romain de cette ville. Sur un kilomètre carré, on peut dire que le centre de Constanta est un beau condensé d’Histoire ! Mais il reste beaucoup de restauration à entreprendre pour juger à sa juste valeur la page architecturale de ce port roumain !


















Puis nous rejoignons le parking ombragé qui nous rafraichit. Nous paierons 1,20 euro pour un peu plus de trois heures. Nous nous rendons compte qu’il est plus facile de rentrer dans Constanta que d’en sortir. Nous suivons un circuit bizarre avec une circulation hardie qui nous amène au bout d’une dizaine de kilomètres à la périphérie ouest de la ville.
Nous partons vers Murfatlar et l’intérieur de la Dobrogée, nom de cette région est de la Roumanie qui déborde sur l’Ukraine au nord et la Bulgarie au sud. Entre les deux guerres mondiales, la partie bulgare de la Dobrogée a appartenu à la Roumanie et la reine Marie fit construire à Balchik au bord de la Mer noire un palais d’inspiration orientale. A visiter lors d’un voyage en Bulgarie !
La route déroule un impeccable ruban d’asphalte jusqu’à Murfatlar, une des régions viticoles du pays depuis 2000 ans. La Roumanie est le 9ème producteur mondial de vin avec une production dispersée aux quatre coins du pays. Le paysage n’est que vignobles. Nous quittons la nationale en suivant un panneau signalant un centre de dégustation. Mais, après avoir traversé des champs de vignes sur quelques kilomètres, nous arrivons devant une construction abandonnée où une horde de chiens errants vient à notre rencontre en aboyant. En reprenant la route principale, c’est le même constat avec un centre touristique hôtel-dégustation apparemment fermé depuis longtemps. Il ne reste que la solution des supérettes pour goûter au Festea Neagra ! Un peu décevant !
Nous revenons vers le village de Murfatlar où passe le canal Danube-Mer noire long de 300 kilomètres. C’est le troisième canal le plus long du monde après Suez et Panama. Son histoire fut chaotique. Prévu depuis le 19ème siècle, sa réalisation fut toujours reportée jusqu’à ce que Staline, en 1949, incite l’état socialiste roumain à démarrer cette réalisation hors du commun. Mais l’état socialiste avait-il les moyens de ses ambitions ? Sa construction réalisée par des prisonniers politiques et des minorités ethniques s’étala sur une quinzaine d’années avec des périodes d’ abandon avant d’être inauguré en 1984. Avec une fréquentation qui n’a jamais été rentabilisée, ce canal permet aujourd’hui de relier Rotterdam à la Mer noire. Nous photographions la mosquée blanche et verte de Murfatlar avant de poursuivre notre découverte de cette campagne oubliée.












La côte surpeuplée de la mer noire parait si loin. La route déroule ses lignes droites dans un paysage de steppes. L’invasion ottomane qui dura plus quatre siècles nous offre dans chaque village traversé sa mosquée : celle de Ciocarlia où le minaret blanc et bleu monte à l’assaut du ciel ou celle plus mesuré de Cobadin. C’est la curiosité de la Dobrogée, région malheureusement rapidement traversée pour rejoindre la Mer noire. Un turc qui est venu travailler en région parisienne nous offre le café. Cette région envahie par l’empire ottoman de 1524 à la guerre russo-turque de 1878 devint ensuite roumaine. Cette page d’histoire nous offre aujourd’hui des monuments qu’il serait dommage d’ignorer. Actuellement en Roumanie, 4% de la population est d’origine turque et vit principalement dans cette région.

Photos Roumanie

Mosquée de Ciocarlia - Roumanie












Nous descendons sur Independenta en croisant des charrettes roms dans un univers de lignes droites. Nous avons l’impression d’être dans un décor de cinéma, celle du film « la Mort aux trousses » d’Alfred Hitchcock avec la scène de l’avion poursuivant Cary Grant. Le lac de Conacu rivalise de bleu avec le ciel. Ses rives semblent désertes. Tout n’est que silence.


Photos Roumanie

Plaine de Dobrogée- Roumanie












Photos Roumanie

Lac de Conacu - Dobrogée



Nous avançons sur Négresti blotti dans un repli de terrain comme une oasis de verdure perdu dans son far-west. Puis la plaine jaune et grillée nous mène à Independenta où les troupeaux de canards prennent leurs quartiers d’été sur le macadam peu fréquenté.


Photos Roumanie

Paysage de Dobrogée







Photos Roumanie

Mosquée d' Independenta




Par une route plus étroite, nous irons à Fantana Mare qui signifie Grande Fontaine, village authentique du bout du monde niché dans son vallon. C’est comme une impression d’Orient! Un copié-collé d’un village turc avec sa mosquée jaune et son minaret de pierre et autour la vie qui va avec. On regarde venir l’étranger, celui que l’on n’attendait pas. L’homme qui vient à ma rencontre nous montre sa mosquée et le point d’eau qui rassemble le village. Un dôme de mosaïque bleue surmontée du croissant turc chapeaute cette source de vie où l’on lave les tapis, la voiture, où l’on remplit des bidons de plastique car il n’est pas sûr qu’il y ait l’eau courante partout. C’est l’endroit où les enfants s’amusent dans la chaleur intense d’une fin d’après-midi alors qu’une voiture poussiéreuse sortie d’un chemin de pierre vient déposer ses bidons de lait. On nous propose en turc de nous laver les pieds et de boire à la source. Les gestes s’accordent aux sourires. On en profite pour remplir une bonbonne qui traine dans la voiture. Il semble que peu de gens viennent se perdre jusqu’ici. Ce fut un bel accueil plein d’étonnement ! Une autre facette de la Roumanie qui laissera son empreinte dans notre boite à souvenirs ! Qu’il est bon de se perdre sur les routes du monde !




















Photos Roumanie

Mosquée de Fantana Mare


















Nous faisons demi-tour, le macadam s’arrêtant ici. La route vide nous appartient jusqu’à Cobadin. Nous retrouvons une faible circulation vers Ciocarlia en ayant l’impression d’avoir fait un saut dans le temps. Le retour au soleil couchant est magnifique.









Nous retrouvons la civilisation trépidante et un autre pays avec les bouchons d’Eforie. Plus loin, la police fait la circulation à cause d’un accident peu banal : un chien écrasé a été projeté sur le pare-brise d’une autre voiture. Encore une fois dans ce pays, ce qu’il y a le plus à craindre, ce sont les chiens errants. Nous arrivons à Jupiter à la nuit noire. Le camping s’est rempli. Le week-end s’annonce. Demain, nous partons vers le nord de la Dobrogée.

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Mamie chantal

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MessageImprimer : Bonjour Léna, je vois que la Roumanie est toujours dans ton coeur et que tu partages tes mPosté le: Sam 02 Déc 2017 8:51    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Bonjour Léna, je vois que la Roumanie est toujours dans ton coeur et que tu partages tes magnifiques photos de tes voyages.A bientôt . Affectueusement.
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Perronnet Catherine
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MessageImprimer : Bonsoir Léna, très intéressante la découverte de Constanta tout en longueur, les fresques Posté le: Jeu 07 Déc 2017 17:26    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
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Bonsoir Léna, très intéressante la découverte de Constanta tout en longueur, les fresques de la cathédrale sont magnifiques et le bord de mer très agréable. Grand contraste avec la Dobrogée qui suit et qui semble déserte en comparaison. La mosquée et sa flèche gigantesque bleue et blanche est remarquable. Tu soulignes toujours l'accueil chaleureux et la gentillesse des Roumains. La vidéo donne l'impression amusante de voyager avec vous.
Merci et bonne soirée.

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Didi
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MessageImprimer : :clic:  :aimer: hello Léna quel beau voyage , ce pays est riche en églises,
fresques et sPosté le: Jeu 07 Déc 2017 19:26    Sujet du message: Re : Mon voyage en Roumanie de Léna.
Répondre en citant Signaler un problème sur ce message

photo aimer hello Léna quel beau voyage , ce pays est riche en églises,
fresques et superbes maisons bien conservées, les gens sont accueillants ,
que de couleurs et de contrastes , les campings sont modestes et le Dracula ouhhhh , la mer est belle mais il y avait trop de monde, j aime beaucoup les danses et costumes traditionnels , les marchés avec de beaux tapis , les campagnes verdoyantes, impressionnant la terre craquelée et les volcans de boue, la nourriture semble bonne,
mais je ne pourrais voyager dans cette chaleur vous êtes fait fort , merci
encore pour ce beau reportage photos , amitié du Québec Didi aimer

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Dernière mise à jour sur son blog : Venez visiter Didi cet automne SVP MERCI
shalom paix à vous tous, je suis une pacifiste née, j,aime la nature , les animaux et aussi les humains. j,aime la spiritualité et le Divin. l,amitié pour moi est sacrée, je suis née sous le signe des poissons, j,ai une bonne écoute selon mes amies. je suis mariée depuis 51 ans avec un homme merveilleux. j,ai 2 fils et 2 petits fils . une fille de coeur et ses 2 fils, je dis merci à la vie, Didi
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx


/ L'AMOUR.../
L’amour est une force plus formidable que tout autre. Il est invisible, il ne peut être observé ou mesuré, mais il est assez puissant pour vous transformer en un instant et vous offre plus de joie que toute possession matérielle.
Barbara De Angelis


/LE RESPECT/
Il faut beaucoup de temps et d’expérience pour comprendre que le seul moyen d’être respecté est d’être soi-même, c’est-à-dire d’avoir le courage de ne pas se travestir.

Jean Dutourd (Le séminaire de Bordeaux, 1987)

/ LA SAGESSE /
Auprès de la sagesse, tout l'or du monde n'est qu'un peu de sable.
Ce proverbe est extrait du livre de la sagesse,


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